Sport et alimentation céto : l’interview d’Olivier de Low-Carb Frenchie

Il m’arrive fréquemment de recevoir des questions au sujet de la pratique sportive, auxquelles je suis bien en peine de répondre : n’étant pas particulièrement sportive moi-même, j’ai peu d’expérience sur le sujet…

En revanche, je connais de nombreux sportifs qui pratiquent l’alimentation cétogène, dont Olivier, de Low-Carb Frenchie, qui publie très régulièrement d’excellents articles sur le sujet ! A 28 ans, Olivier a déjà 4 années d’alimentation cétogène derrière lui. Il pratique la course à pied, le trail, le cyclisme, sur des efforts qui vont du court et intense au très long (plusieurs jours de vélo par exemple) et partage régulièrement ses sorties sur son compte Instagram @lowcarbfrenchie.

J’ai donc choisi de m’adresser à lui pour rédiger cet article au sujet du sport et de l’alimentation céto, sous la forme d’une interview :

De nombreux sportifs s’intéressent à l’alimentation cétogène afin d’améliorer leurs performances. Peux-tu nous expliquer, toi qui les éprouves chaque jour dans ta pratique sportive, les bénéfices de cette alimentation pour les sportifs ?

Olivier : Pour faire simple, en passant à l’alimentation céto, on passe d’un réservoir d’essence de 2000 calories (le sucre) à un réservoir de 50 à 100 000 calories (le gras) selon sa morphologie. On peut dès lors pédaler ou courir pendant de très longues heures sans rien avaler et sans baisse d’énergie car sucre n’est pas utilisé : les hypoglycémies deviennent un lointain souvenir !

Il m’est arrivé de rouler 250 kilomètres en n’avalant que de l’eau, avec une nuit en hamac dans le froid à mi-chemin. C’est pour moi le principal bénéfice, et d’autres en découlent directement : ne plus avoir à anticiper ses ravitaillements ou ne plus craindre de ne pas croiser de boulangerie sur 100 km, pouvoir courir à jeûn et prévenir ainsi les ballonnements et les troubles digestifs, etc.

Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui ont déjà une activité sportive soutenue et qui souhaitent démarrer une alimentation cétogène ?

Olivier : Prendre le temps : la céto-adaptation peut durer plusieurs mois et les performances vont diminuer au début car il faut que le corps apprenne à utiliser cette nouvelle source d’énergie. Il faut aussi accepter de baisser l’intensité de ses entraînements dans un premier temps car les graisses sont utilisées en priorité lors d’efforts d’endurance doux (ceux durant lesquels on peut tenir une conversation facilement).

C’est une fois bien adapté que les bénéfices se ressentent et c’est de mieux en mieux d’une année sur l’autre, ce qui est vraiment bluffant. À terme, les efforts courts et intense deviennent également parfaitement possible : j’ai abaissé mon record sur 10 km route à 35’37 en céto, même si l’intensité de cette distance est assez violente.

A l’inverse, de nombreuses personnes décident, en changeant d’alimentation, de se « mettre au sport ». On lit souvent qu’il est préférable d’attendre d’être céto-adapté avant de démarrer une activité physique, quelle est ton opinion sur le sujet ?

Olivier : Je n’ai pas d’expérience sur la question, car j’ai commencé la céto après le sport. Mais ce qui est sûr, c’est que l’adaptation est un stress pour l’organisme et le démarrage d’une activité aussi, alors il faut peut-être prendre le temps d’être bien adapté pour commencer le sport. Le plus important, c’est d’être à l’écoute de ses sensations : c’est le meilleur moyen de savoir si c’est le moment ou non de se mettre au sport.

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui souhaitent démarrer le sport en parallèle de leur changement d’alimentation ?

Olivier : Démarrer tout doucement ! Par exemple en alternant marche et course sur quelques minutes. Aussi, rester à faible intensité et ne pas consommer de glucides et de sucre avant, pendant ou après l’effort, ce qui rendrait la céto-adaptation impossible. Et puis faire un sport qu’on aime et être bienveillant avec soi-même !


Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, Olivier a rédigé un guide complet sur le sport en mode cétogène sur son blog, à lire absolument :
👉🏻 http://lowcarbfrenchie.com/le-guide-du-sport-en-mode-cetogene/

Vous pouvez également le retrouver :


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Sophie Gironi • Coach ceto & lowcarb

Coach certifiée The Nutrition Network™; j'accompagne ceux qui souhaitent perdre du poids et retrouver la forme vers leur alimentation minceur durable, au travers de mon programme "Les Astuces de Sophie" • 28 jours pour réduire les glucides.

2 réponses

  1. Morgane dit :

    Mon adage préféré quand on me parle de sport est « LA VIE EST UN SPORT ». Je n’ai jamais vraiment été attirée par le fait de souffrir, d’être essoufflée et transpirante. Toutefois, je dois réviser mon jugement. Depuis que j’ai perdu une bonne vingtaine de kilos, j’ai parfois des velléités de bouger plus. Je marche plus vite dans les couloirs de mon boulot (parfois je trottine), je préfère les escaliers à l’ascenseur et je regarde la salle de fitness sans dégoût 😉. Olivier dit d’écouter ses sensations: je pense que ça ressemble à ça chez moi. J’ai envie de tester mon « nouveau corps », de le redessiner.
    Je perds du poids et j’ai envie de bouger plus… Ça confirme la théorie de Gary Taubes: on n’est pas obèse parce qu’on ne bouge pas assez, on ne bouge pas assez parce qu’on est obèse. Et au niveau du stress et de la culpabilité, savoir cela change la vie!

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