Pourquoi marketing et nutrition ne font pas bon ménage…

Vous connaissez la stratégie de « la tasse supplémentaire » ? Quand on étudie le marketing et la stratégie, c’est un cas d’école qui explique très bien les stratégies appliquées aujourd’hui par les industriels de l’agroalimentaire.

J’ai réfléchi un moment sur la pertinence d’un article sur le marketing sur mon blog céto, mais au final, je pense qu’il a toute sa place ici…

Revenons à notre tasse supplémentaire, donc, et aux fabricants de café.

Le but de toute entreprise est de prospérer, et donc d’accroître son chiffre d’affaire. Pour ce faire, elle a plusieurs solutions, vendre plus cher ou vendre plus. C’est ce deuxième cas qui nous intéresse aujourd’hui.

Il y a une trentaine d’année, les fabricants de café étaient sur un marché saturé en très faible croissance : tout le monde buvait du café ou presque, impossible d’augmenter les ventes en allant chercher de nouvelles parts de marché. Et difficile d’aller voler des parts de marché à la concurrence, les habitudes étaient bien ancrées et les consommateurs attachés à leur marque !

Comment dans ces conditions vendre « plus » ? Facile… En créant le « besoin » de la « tasse supplémentaire ». Alors que le café jusque là était réservé au petit-déjeuner, en bol, ou à la fin du déjeuner, en café filtre, les marketeurs modernes ont inventé de nouveaux produits, destinés à d’autres moments.

Le café à emporter partout de chez Starbucks et la vague de coffee-shops qui sont apparus ensuite, le café facile à boire partout avec le Nescafé, l’expresso délicieux facile à préparer à la maison avec Nespresso, les cafés gourmands aromatisés pour le bureau de Nestlé… De nouvelles gammes de produits sont apparues avec pour unique but d’augmenter la consommation globale de café pour permettre aux industriels de la filière de prospérer.

Maintenant que vous avez cette stratégie en tête, comparez notre façon de manger il y a 50 ans et celle d’aujourd’hui, et posez-vous la question : qu’ont fait les industriels de l’agroalimentaire, depuis plus de 50 ans, si ce n’est créer de nouveaux besoins pour nous faire consommer plus ?

Céréales du petit déjeuner, barres chocolatées, chips, desserts industriels, yaourts aux mille parfums, et mêmes gammes de biscuits healthy ou lait sans lactose, pensez-vous vraiment que ces chers industriels aient conçus tous ces produits pour répondre à une demande du consommateur, par bonté d’âme ?

Partant de ce constat, pensez-vous qu’on puisse vraiment se fier aux études nutritionnelles dont on sait qu’ils en sont les commanditaires, quand il s’agit de démontrer l’importance des laitages, le besoin de manger des céréales au petit-déjeuner, la non-nocivité des glucides, le danger du jeûne ?

Voila voila…

Personnellement, je pars d’un principe simple inculqué par mon nutritionniste il y a plus de 10 ans. Si un produit a besoin de publicité à la télé, c’est bien souvent qu’il n’a rien à faire dans mes placards. Pensez-y, la prochaine fois que vous remplirez votre caddie 😉


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Sophie Gironi • Coach ceto & lowcarb

Coach certifiée The Nutrition Network™; j'accompagne ceux qui souhaitent perdre du poids et retrouver la forme vers leur alimentation minceur durable, au travers de mon programme "Les Astuces de Sophie" • 28 jours pour réduire les glucides.

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